• Déprescription : une révolution silencieuse pour les patients, les pharmaciens et le système de santé

Déprescription : une révolution silencieuse pour les patients, les pharmaciens et le système de santé

 
Longtemps considérée comme une démarche clinique visant à réduire les traitements inutiles ou inadaptés, la déprescription s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. Son objectif est simple : mieux soigner en prescrivant moins lorsque cela est possible, afin de limiter les effets indésirables, améliorer l’observance des traitements et réduire les risques liés à la polymédication.

Mais derrière ce consensus médical se cachent des questions économiques, organisationnelles et même environnementales de première importance. Car la déprescription intervient dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à maîtriser les dépenses de santé, tandis que les officines font face à une fragilisation croissante de leur modèle économique.

Quel rôle les pharmaciens sont-ils appelés à jouer dans cette évolution ? Les dispositifs comme le bilan partagé de médication sont-ils suffisants pour accompagner cette transformation ? Comment coordonner efficacement médecins et pharmaciens ? Quelles responsabilités juridiques émergent avec ces nouvelles pratiques ? Et surtout, comment concilier les objectifs de santé publique avec la réalité économique d’un réseau officinal dont la rémunération dépend encore largement des volumes de médicaments délivrés ?
Au-delà de ses enjeux sanitaires, la déprescription apparaît également comme un levier potentiel de transition écologique. Alors que les médicaments représentent une part importante de l’empreinte carbone du système de santé, la recherche du « juste soin » pourrait contribuer à réduire l’impact environnemental des parcours de soins.
 
À travers les analyses d’experts, représentants institutionnels, professionnels de santé et acteurs du monde officinal, ce dossier de presse explore les multiples facettes de cette transformation qui pourrait redessiner durablement les pratiques de soins et l’avenir de l’officine.